Voici un article de Radio Canada Abitibi. Cliquez ici pour le lire directement.

 

 

Les contrôleurs routiers du poste de Val-d’Or ont fait face à deux automobilistes récalcitrants dans les derniers jours. Un agent de la paix a même été blessé lundi soir.

Ces événements surviennent alors que les représentants syndicaux militent pour que les contrôleurs soient armés et que leur travail soit mieux compris par la population.

Percuté lors d’une intervention

Lundi soir dernier, une équipe de contrôleurs routiers intercepte un véhicule parce que ses lumières ne sont pas allumées.

Le conducteur a commencé à dire qu’on n’avait pas le pouvoir sur son véhicule, [il] ne voulait pas s’identifier, raconte Jean-Claude Daignault, président de la Fraternité des constables du contrôle routier du Québec.

Il a foncé sur le contrôleur routier qui était situé à l’avant du véhicule. Notre contrôleur, pour éviter d’être happé, il a sauté sur le capot du véhicule. Il a fait une ride de 25 pieds sur le capot.

Une citation deJean-Claude Daignault, président de la Fraternité des constables du contrôle routier du Québec

Il indique que le contrôleur a subi des blessures mineures au bras et au genou.

Pour le syndicat qui représente les quelque 300 contrôleurs routiers de la province, cet événement prouve que leur travail est méconnu.

Les gens ne sont pas au courant qu’on peut les intercepter. Au Code criminel, les contrôleurs routiers ont plein pouvoir sur tous les véhicules. Évidemment, il faut constater une infraction criminelle, explique M. Daignault.

Les contrôleurs routiers ont aussi comme rôle de s’assurer du respect des normes pour les camions lourds, les véhicules commerciaux, les autobus et les taxis.

Du poivre de cayenne inefficace

Un deuxième événement survient le lendemain, toujours à Val-d’Or. Les contrôleurs routiers remarquent un véhicule arrêté sur l’accotement et souhaitent vérifier si des personnes ont besoin d’assistance.

Ils constatent alors que le conducteur du véhicule est gravement intoxiqué et qu’il ne peut pas conduire.

La personne ne voulait pas se faire arrêter. Il y a eu des demandes d’assistance à d’autres contrôleurs et à la Sûreté du Québec. Ils ont [utilisé] du poivre de cayenne, mais le poivre de cayenne, ça ne fonctionne pas sur tout le monde, relate le président du syndicat.

Les contrôleurs auront finalement besoin de l’assistance de collègues et de policiers pour maîtriser l’individu.