Voici un reportage sur les contrôleurs routiers
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Cela fait sept mois que les contrôleurs routiers sont absents des routes du Québec suite à une décision du Tribunal administratif du travail. La situation inquiète plus que jamais les élus de Charlevoix, alors que le premier ministre semble avoir donné le signal d’un règlement imminent.
Alors qu’il présidait le Congrès de la Fédération québécoise des municipalités, le maire de Baie-Saint-Paul a interpelé François Legault sur l’urgence du retour des contrôleurs routiers.
« Le premier ministre m’a assuré que le tout allait se régler sous peu, qu’il y avait des solutions et que le tout était quand même pris en priorité auprès du gouvernement québécois », rapporte Michaël Pilote. « Je pense que le gouvernement ne veut pas revivre ce qui a été vécu là en 97 avec l’accident de la grande côte des Éboulements », ajoute-t-il.
M. Pilote fait référence au tragique accident d’autobus, le plus meurtrier au Canada, qui a eu lieu dans un contexte similaire.
« On nous interdisait à cette époque-là d’intercepter les autobus nolisés et c’est pour ça qu’au mois d’août j’ai envoyé une lettre à la ministre des Transports en disant que j’étais vraiment inquiet, que tout était en place pour qu’on ait des catastrophes routières », explique Jean-Claude Daignault, président de la Fraternité des constables du contrôle routier du Québec.
Malgré ce que dit le premier ministre, le syndicat des contrôleurs routiers n’a aucun signe d’avancement du dossier. Le tribunal demandait notamment qu’ils soient armés pour assurer leur sécurité.
« Je ne peux pas vous en dire plus que ce qui est dit dans les médias. Il y a eu 27 avis de correction émis au mois de mars. Je n’en n’ai pas une de réglée, je n’ai pas un avis de correction de réglé au moment qu’on se parle », déplore M. Daignault.
En attendant, de nombreux camions et véhicules récréatifs circulent sans courir le risque d’être contrôlés, que ce soit sur leurs freins ou leur chargement. Mais le risque pour la sécurité est bien réel.
« Ce n’est pas normal de ne pas avoir de contrôleurs routiers qui patrouillent le territoire de Charlevoix, avec le relief montagneux. On connaît l’accident qui est arrivé (sur la route 138, avec un véhicule lourd), un accident mortel qui a coûté la vie à une personne en juin dernier », rappelle le maire Pilote.
L’absence des contrôleurs a aussi un coût financier. Le syndicat évalue à 8 M$ les pertes de revenus en constats d’infractions depuis le mois de mars.

