Voici un article de TVA Nouvelles sur les Contrôleurs routiers
La décision d’armer les contrôleurs routiers met fin à une revendication de longue date, se réjouit leur syndicat. Mais le processus pourrait prendre de 18 à 24 mois, prévient son président.
Le ministre des Transports, Jonatan Julien, annoncera sous peu son intention d’armer les contrôleurs routiers, révélait notre Bureau parlementaire lundi.
«Si ça se confirme, on est heureux de la décision», affirme le président de la Fraternité des constables du contrôle routier du Québec, Jean-Claude Daignault.
En milieu d’après-midi, il n’avait toujours pas reçu de confirmation de la part de Québec.
Son syndicat se bat depuis une quarantaine d’années pour armer ses membres, qui doivent intercepter des camions parfois chargés de drogues ou d’autres cargaisons illicites.
Poids du tribunal
Dans le passé, les agents de la faune et les agents correctionnels pour transports de détenus ont obtenu le droit d’être armés uniquement après une tragédie.
«Plutôt que d’attendre un mort, on a décidé de passer par la voie des tribunaux», explique Jean-Claude Daignault.
En effet, c’est seulement après un jugement du Tribunal administratif du travail que ses membres ont été forcés de suspendre les interceptions sur les routes, mettant du même coup une pression importante pour régler le dossier.
Depuis, les contrôleurs sont confinés aux pesées routières.
Jusqu’à deux ans
Mais armer l’ensemble des 300 agents prendra du temps.
En 2024, une annonce dans le même sens avait avorté à la dernière minute.
À l’époque, Québec estimait que la formation de tous les agents prendrait «entre 18 et 24 mois», explique Jean-Claude Daignault.
Le cours lui-même dure de deux à trois semaines, mais tous les contrôleurs ne peuvent s’absenter en même temps.
Toujours en 2024, le coût était évalué entre deux et trois millions$.
Le cabinet du ministre Julien n’était pas en mesure de confirmer ces informations, en fin de journée lundi.
Autre embûche
Le tribunal avait toutefois identifié d’autres correctifs à apporter avant de permettre le retour des contrôleurs sur les routes.
Entre autres, les agents devront avoir accès aux informations du Centre de renseignements policiers du Québec afin de savoir à qui ils ont affaire lors d’une interception.
Pour l’instant, ceux-ci peuvent uniquement savoir si un mandat a été lancé contre le propriétaire du véhicule.
«Quelqu’un recherché parce qu’il n’a pas payé un ticket de stationnement, c’est une chose. Mais une personne recherchée pour tentative de meurtre, comme c’est déjà arrivé, on est ailleurs», souligne Jean-Claude Daignault.

