Voici un article de La Presse sur les contrôleurs routiers
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Le gouvernement Legault s’apprête à autoriser les contrôleurs routiers à porter une arme à feu. En mars, le Tribunal administratif du travail décrétait que leur métier est trop dangereux pour qu’ils soient sur la route sans être armés.
La Presse a pu confirmer les informations d’abord révélées par Le Journal de Montréal.
Le gouvernement Legault donnera prochainement le feu vert au port d’une arme à feu pour les contrôleurs routiers, une demande qui date depuis plus de 40 ans. Québec évaluait deux options : soit l’arme à feu ou le pistolet à impulsion électrique (Taser). Or, la Fraternité des constables du contrôle routier du Québec (FCCRQ) s’opposait à cette dernière option.
Il « n’y a pas mille solutions », affirmait récemment à La Presse le ministre des Transports, Jonatan Julien. « C’est soit le Taser, soit l’arme à feu, l’un ou l’autre. J’ai ma recommandation, que je ne divulgue pas pour respecter la procédure », expliquait le ministre. La décision finale doit être entérinée par le Conseil des ministres.
Les derniers accidents mortels impliquant des poids lourds ont augmenté la pression sur le gouvernement au cours des dernières semaines.
Pour l’heure, les contrôleurs routiers disposent d’un bâton télescopique de même que du gaz poivre. Ils portent un gilet pare-balles et ont des menottes à leur disposition.
Lundi, La Presse rapportait le quotidien de contrôleurs routiers pour démontrer les dangers auxquels ils s’exposent. Des contrôleurs témoignent qu’ils évitent volontairement les situations où un conflit pourrait survenir pour ne pas mettre leur vie en danger.
Depuis le printemps, les 300 contrôleurs routiers de la province sont confinés à leurs postes, aux abords des routes. Les patrouilles sur le terrain ont été annulées.
Tant que Québec ne statue pas sur l’arme dont ils disposeront, les contrôleurs « attendent », faute de pouvoir aller patrouiller sur la route, notamment à Montréal, où circulent nombre de camions.
« On fait une job de police, sans être des policiers. Et on ne veut pas être des policiers, on ne veut pas les remplacer. Mais notre travail est rendu beaucoup plus dangereux qu’il y a dix ans », rapportait le président de la FCCRQ, Jean-Claude Daigneault.
Dans sa décision rendue en mars, la juge du Tribunal administratif du travail Danielle Tremblay écrit que les contrôleurs routiers « sont exposés à un danger d’agression lors des interventions sur les routes, qui se matérialise, compromet leur sécurité et leur intégrité physique et psychologique et que l’employeur admet ne pas contrôler ». Le jugement présente plusieurs cas d’agressions survenues ces dernières années.

