Voici un article du Journal de Québec
Cliquez ici pour écouter la vidéo
Les contrôleurs routiers effectueront leur retour sur les routes du Québec d’ici deux à trois semaines. Ils seront d’abord accompagnés de policiers, jusqu’à ce que l’ensemble des effectifs soient équipés d’une arme à feu, soit d’ici 12 à 18 mois.
Comme l’a révélé notre Bureau parlementaire lundi, après moult discussions, Québec a finalement décidé d’autoriser les contrôleurs routiers à porter une arme à feu.
L’autre option envisagée était d’équiper les agents de Contrôle routier Québec d’un pistolet à impulsion électrique. Tout compte fait, le pistolet de type 9mm offre un «effet dissuasif qui est supérieur» au taser, a expliqué le ministre des Transports et de la Mobilité durable Jonatan Julien en point de presse. L’option du pistolet serait aussi moins coûteuse. Elle représente 15 millions $ sur 15 ans en incluant la formation ainsi que les équipements et leur entretien.
«C’est l’outil dont ils ont besoin», considère M. Julien. En optant pour l’arme à feu, «le gouvernement a pris la décision qui s’imposait», a expliqué le ministre, mais celle-ci n’a pas été «prise à la légère».
Jusqu’à 18 mois de formation
Les contrôleurs routiers devront d’abord suivre une formation spécialisée sur l’usage d’une arme à feu. Parmi les effectifs actuels, une cinquantaine de contrôleurs ont déjà été formés pour le port d’arme par le passé. Ces derniers, qui ont déjà été policiers autrefois, par exemple, seront les premiers à compléter «d’ici quatre à six mois» la formation offerte par l’École nationale de police du Québec de Nicolet.
Citant une estimation fournie précédemment par Québec, le syndicat des contrôleurs routiers évoquait plus tôt cette semaine un délai de 18 à 24 mois avant que l’ensemble des agents soient formés. Or, le ministre Julien croit qu’il sera possible de tous les former d’ici 12 à 18 mois.
Opérations concertées
«Dans l’intervalle, on veut que les contrôleurs routiers puissent retourner sur la route avant», a signalé le ministre Julien.
Il souhaite que «d’ici deux à trois semaines», les contrôleurs reprennent leurs activités avec l’assistance des différents corps policiers.
Une cinquantaine de sites stratégiques de surveillance seront priorisés, dont le secteur de l’aéroport de Montréal, le pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine et les côtes de Charlevoix, a précisé Guy Tremblay, vice-président au contrôle routier et à la sécurité des véhicules à la SAAQ.
«On va demander à l’ensemble des corps policiers de conduire des opérations nationales concertées», a expliqué le ministre québécois de la Sécurité publique, Ian Lafrenière.
«Ça va commencer au cours des prochains jours», a-t-il prévenu.
«C’est un message qu’on a entendu de la population, qu’on a entendu même des opérateurs, des chauffeurs de camion, qui nous disaient: “On veut ravoir ces opérations-là pour capter les délinquants qui sont sur nos routes”», a dit M. Lafrenière.
Rappelons que depuis le printemps dernier, quelque 330 agents de Contrôle routier Québec sont confinés aux pesées routières en raison d’une décision du Tribunal administratif du travail, qui a ordonné la fin des interceptions en raison du risque d’agression auquel ils s’exposent en étant non armés.

