Voici un article de Radio-Canada 

 

Une quinzaine de camions, accompagnés de voitures, ont effectué plusieurs allers-retours lundi matin entre 5h00 et 9h00 sur le pont Laviolette. Le but de leur démarche vise à réclamer le retour des contrôleurs routiers.

La mobilisation des camionneurs n’a pas entraîné de répercussions majeures sur le réseau routier. Les allers-retours et klaxons des véhicules tentent de trouver écho au Tribunal administratif du travail, qui depuis mars dernier, interdit aux contrôleurs routiers d’effectuer des patrouilles sur le terrain, les obligeant à opérer depuis leurs postes de contrôle.

Cette décision a été rendue en raison de la nature dangereuse de leur profession et du fait qu’ils ne sont pas armés.

Pour les camionneurs, les conséquences sont grandes. « Un moment donné, il faut qu’il y en ait un qui se réveille pour donner du feedback parce que les contrôleurs routiers on a beau pas les aimer, on en a de besoin », soutient l’un des manifestants.

Des catastrophes sérieuses

La Fraternité des constables du contrôle routier du Québec confirme que ce retrait de fonction s’est concrétisé par une hausse phénoménale du nombre d’accidents, avec morts, blessés ou impliquant des camions.

Il y a presque un ou deux accidents mortels par semaine

Une citation deJean-Claude Daigneault, président de la Fraternité des constables du contrôle routier du Québec

Le président de la Fraternité soutient que 75 % du travail des patrouilleurs est parti en fumée.

 

L’absence de ces derniers sur les routes du Québec aurait aussi contribué à une recrudescence de conducteurs illégaux. Des chauffeurs sans formation et parfois même sans permis, selon plusieurs camionneurs.

« Ils font des u-turn, ils font des accidents, ils s’endorment… Il faut qu’ils remettent les contrôleurs sur la route », s’inquiète l’un des camionneurs.

Cette mobilisation s’est tenue aux quatre coins du Québec. D’autres sont à prévoir au courant des lundis à venir, ce que les camionneurs appellent les lundis infernaux.