Voici un article et un reportage de TVA nouvelles dans la cadre de l’enquête du coroner
Environ 10 500 camionneurs délinquants ont été interceptés depuis octobre sur les routes du Québec dans le cadre d’une opération d’envergure visant à combattre les comportements imprudents, a appris TVA Nouvelles, mardi.
L’information a été dévoilée par la responsable de la sécurité routière de l’Association des directeurs de police du Québec (ADPQ) qui témoigne dans le cadre de l’enquête publique portant sur les collisions mortelles de poids lourds.
Le procès entre d’ailleurs dans sa deuxième semaine d’audience au palais de justice de Montréal.
« On a mis en place un plan de surveillance des véhicules lourds qui vise à contrôler les mauvais comportements des conducteurs. Alors, on parle des infractions de nature, la vitesse, le non-respect des feux rouges et des arrêts stop, le port de la ceinture, la distraction au volant », a expliqué Louise Bonneau, responsable de la sécurité routière de l’ADPQ.
Cette enquête publique se penche sur les décès de Madeline J. Darby, tuée par un camion-benne à Ange-Gardien le 15 juillet 2025, ainsi que sur les décès de Tanya et Elliot Lalonde, 34 et 5 ans, tués par un camion lourd à Boucherville, le 27 août 2025. Le Journal de Montréal rapportait l’an dernier que le camionneur n’aurait pas regardé la route avant l’impact.
TVA Nouvelles a vérifié mardi matin où en était le déroulement de l’enquête policière. La Sûreté du Québec poursuit ses vérifications dans ce dossier et indique qu’aucune arrestation n’a été effectuée pour le moment.
Mercredi, l’enquête publique entendra notamment Jean-Claude Daignault, président de la Fraternité des constables du contrôle routier du Québec, dont les 330 membres seront formés au maniement d’arme à feu, une formation qui devrait s’échelonner sur deux ans pour l’ensemble des employés concernés.
« Il y a toujours des contraventions qui se donnent parce que les postes de contrôle sont ouverts. Et oui, on va être armé dans les prochains mois », a précisé M. Daignault.
« Le fait qu’on va retourner dans la patrouille, ça va protéger la population en entier parce que là, 70 % de notre travail, on le faisait en patrouille puis là on ne le fait plus. Ça fait que c’est au moins 70 000 interceptions qui ont disparu depuis un an », a-t-il ajouté.

