Voici un article de Radio-Canada sur les contrôleurs routiers

Cliquez ici pour le lire

Le ministre des Transports du Québec, Jonatan Julien, qui a confirmé hier que les contrôleurs routiers seront dotés d’une arme de service, assure qu’il a fait du retour des contrôleurs sur les routes sa priorité, et cela, dès le premier jour de sa nomination, en septembre dernier.

Interrogé au micro d’ICI RDI sur les délais importants qui se sont écoulés depuis le retrait des contrôleurs des routes du Québec, en mars dernier, à la suite d’une décision du Tribunal administratif du travail (TAT) concernant leur sécurité, M. Julien a expliqué qu’il était difficile de faire plus vite dans la mesure où le tribunal a émis 27 changements à apporter aux conditions d’exercice des contrôleurs routiers.

Or, le port d’arme n’est qu’une de ces demandes, a-t-il souligné.

Pour faire en sorte que les contrôleurs routiers retournent sur les routes, c’est 450 actions différentes qui ont été menées, a expliqué M. Julien.

D’ici 12 mois si possible

En ce moment, les contrôleurs, qui sont confinés dans les postes de pesée, ne font que 30 % des 100 000 interceptions qu’ils font annuellement. Un situation qui ne peut durer, selon le ministre, qui précise qu’il faudra compter entre 12 et 18 mois pour munir les 330 contrôleurs d’armes de service et les former à leur maniement à l’École nationale de police du Québec.

Un délai qu’il espère ramener à 12 mois.

Quand je dis maximum 18 mois, je ne prends pas de chance. Mais soyez assurée que je vais faire en sorte que ça va être 12 mois, si je peux le faire.

Une citation deJonatan Julien, ministre des Transports et de la Mobilité durable

La formation d’une durée de 64 heures sera dispensée en priorité aux contrôleurs qui ont déjà occupé dans le passé des emplois où ils devaient être armés. En attendant qu’ils aient tous complété leur formation, les contrôleurs maintiendront une certaine présence sur la route en procédant à des opérations d’interception routière en présence de policiers, pour assurer leur sécurité.

Ces opérations devraient commencer d’ici trois semaines.

Former et doter les contrôleurs routiers d’une arme de service devrait coûter une quinzaine de millions de dollars sur 15 ans, estimait mercredi le ministre Julien qui a annonçait la nouvelle en compagnie de son collègue de la Sécurité publique, Ian Lafrenière.

Les contrôleurs routiers relèvent de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ). Leur rôle consiste à surveiller et à contrôler le transport de personnes et de biens. Ils interceptent et inspectent les véhicules de transport, les camions et les bus et enquêtent afin d’assurer leur conformité aux lois et règlements.

Rappelons que les contrôleurs routier ne patrouillent plus le routes du Québec depuis le mois de mars dernier à la suite d’une décision du Tribunal administratif du Québec.

Après avoir été chargé d’enquêter sur la sécurité des contrôleurs, le TAT avait, entre autres, ordonné la suspension des patrouilles des contrôleurs routiers du Québec. Les contrôleurs routiers dénonçaient depuis plusieurs années des problèmes de sécurité dans le cadre de leur travail et de nombreuses commises contre les agents.

Le Tribunal constate […] que l’armement que l’employeur met à la disposition des contrôleurs routiers ne leur permet pas d’assurer leur protection lorsqu’ils font des interventions sur route, écrivait la juge Danielle Tremblay dans sa décision.

Il avait d’abord été question de munir les contrôleurs de pistolets à impulsion électrique, mais Québec a finalement opté pour une arme à feu, en raison notamment de son effet dissuasif, a expliqué le ministre des Transports mercredi. La possession de l’arme à feu permet de rééquilibrer le rapport de force en faveur du contrôleur routier, a-t-il ajouté.

La Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) a également déposé à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) un plan pour répondre à chacune des exigences du Tribunal administratif du travail (TAT).