Voici un article de La Presse sur les négociations des contrôleurs routiers

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Les négociations vont bientôt reprendre entre Québec et le syndicat qui représente les 300 contrôleurs routiers, deux ans et demi après l’échéance de leur convention collective.

Une « rencontre préparatoire » est prévue lundi prochain et des rencontres de négociations proprement dites doivent se tenir plus tard en septembre, ainsi qu’en octobre, a précisé en entrevue, mardi, Jean-Claude Daignault, président de la Fraternité des constables du contrôle routier du Québec.

Reste à savoir si l’arrivée en poste d’un nouveau ministre des Transports, Jonatan Julien, et d’une nouvelle présidente du Conseil du trésor, France-Élaine Duranceau, donnera un nouvel élan à cette longue négociation.

La convention collective des constables du contrôle routier est échue depuis mars 2023. Une entente de principe était intervenue entre les parties, le 11 avril dernier, mais les membres l’avaient rejetée, et ce, dans une proportion de 53 %.

Québec et la Fraternité, qui est rattachée à l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), affiliée à la FTQ, doivent donc retourner à la table de négociation pour trouver une façon de satisfaire les membres.

La dernière rencontre remonte au mois de juin, a précisé M. Daignault.

« Il va falloir que le Conseil du trésor soit plus conciliant face au travail des contrôleurs routiers, qu’il comprenne plus les difficultés de garder notre main-d’œuvre », a-t-il estimé.

Le litige ne porte pas sur les salaires, mais sur la conciliation travail-famille, de même que les moyens d’attirer et retenir des candidats, puisque plusieurs quittent après quelques années. « Ça prendrait un montant pour réussir à garder notre monde, pour ne pas qu’ils quittent comme ça. »

Lorsque les membres avaient rejeté l’entente de principe, en avril dernier, le cabinet du Conseil du trésor avait prévenu que « le cadre établi dans cette ronde de négociation et nos objectifs en matière d’organisation du travail ne pourront être remis en question ».

Québec s’est en effet entendu avec la très grande majorité des autres employés de l’État, en respectant son cadre financier, avait-il fait valoir.

Les interventions non planifiées

À cette laborieuse négociation pour renouveler la convention collective s’est greffé un autre litige, celui portant sur la sécurité au travail des contrôleurs routiers et de leur demande de porter une arme au travail, eux qui ont déjà un statut d’agent de la paix.

En mars dernier, le Tribunal administratif du travail avait donné raison à la Fraternité, estimant qu’ils étaient exposés à des dangers dans le cadre de leur travail. Dès lors, leurs interventions sur route non planifiées avaient été interrompues.

Cette interruption a engendré des problèmes de sécurité routière, les routes n’étant plus aussi bien surveillées. Et le gouvernement du Québec est privé de précieux revenus.

Les contrôleurs routiers doivent donc discuter avec Contrôle routier Québec – une agence rattachée à la Société de l’assurance automobile du Québec –, le ministère des Transports et le Conseil du trésor, selon le dossier.

« Le Conseil du trésor tient les ficelles du monétaire, donc c’est eux qui ont le dernier mot. Mais ça reste aussi que le ministère des Transports doit dire : “c’est important ; il faut que les contrôleurs routiers reviennent sur les routes”. Et si le Conseil du trésor était capable de donner une petite poussée supplémentaire ; c’est certain que ça pourrait aider », avance M. Daignault.