Jean Claude Daignault a accordé une entrevue à la radio CIHO FM
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De passage à l’émission du Samedi-Info ce week-end, le président du syndicat, Jean-Claude Daigneault a commenté l’absence des contrôleurs routiers sur le territoire depuis maintenant plus de six mois en raison d’une décision du Tribunal administratif du travail (TAT), qui considère que les contrôleurs doivent être munis d’une arme lorsqu’ils sont en patrouille.
« J’ai écrit une lettre à [l’ex] ministre des Transports et au premier ministre au mois d’août. Je leur faisais part que j’étais très inquiet des conséquences qu’on soit confiné dans les postes de contrôle », rappelle-t-il. Dans cette lettre, M. Daigneault cite en exemple l’accident d’autobus mortel des Éboulements de 1997. À l’époque, le coroner avait demandé dans son rapport la levée de l’interdiction d’intercepter les autobus nolisés, une infime partie du travail des contrôleurs.
Aujourd’hui, ce sont l’ensemble des véhicules qui circulent librement dans Charlevoix depuis six mois, martèle l’intervenant. Malgré les nombreux rappels au gouvernement, les progrès tardent :
Le président du syndicat signale que très peu d’informations ne leur ont été fournies concernant la relocalisation du poste de contrôle de Baie-Saint-Paul. S’il avait à parier, ce n’est pas demain la veille que ce dossier sera réglé :
Jean-Claude Daigneault rappelle que le gouvernement du Québec est actuellement en infraction concernant le jugement du TAT demandant le port d’armes chez les contrôleurs.
« C’est quand même 140 000 interceptions qu’on fait par année [au Québec]. La loi du nombre impose qu’un moment donné, il va arriver quelque chose si le gouvernement ne prend pas de décision », conclut-il.
Le 15 juin, un camion a manqué de frein à l’entrée de Baie-Saint-Paul, happant mortellement un automobiliste immobilisé à une lumière rouge. Michael Pilote, maire de Baie-Saint-Paul, comme l’ensemble de ses collègues de la région, réclame depuis le retour des contrôleurs routier sur le territoire et une réponse plus rapide du gouvernement du Québec. Le Parti Québécois a aussi réclamé une intervention, vendredi dernier.

